Le Club Dorothée est en eaux troubles, alors qu’il entre dans sa neuvième saison. Le lancement d’ABsat par AB (qui produit l’émission) en mars 95 lui a valu un premier coup de semonce de TF1, son diffuseur, et concurrent sur le satellite via TPS. La chaîne voit d’un très mauvais œil que le groupe, qu’elle a « nourrit » en lui achetant de très nombreuses heures de programmes depuis presque une décennie, s’aventure sur le terrain de la diffusion par satellite. A cela s’ajoute une érosion croissante (et inévitable) des audiences du programme. Résultat : Dorothée a perdu la case quotidienne du matin dès  janvier 95, le Club Dorothée Avant l’Ecole cède sa  place à A tout’ Spip, produit par Dominique Poussier, qui oeuvre en interne depuis 1994 dans une autre unité jeunesse. Puis en mai-juin 95, pour les 5 dernières de la saison, la grande émission du mercredi après-midi passe de 3h de folies à… 40 minutes. Le Club Dorothée n’a pourtant pas dit son dernier mot, va se renouveler pour éviter l’usure et contrer la concurrence qui s’annonce rude avec Maureen Dor sur France 2 et les Minikeums qui fonctionnent très bien sur France 3. Mais TF1 a déjà repris le contrôle, Dorothée n’est plus l’unique patronne de la jeunesse et va le lui faire comprendre. A Bonheur City, il y a des gens qui chantent et qui rient... mais pas tant que ça. Retour sur cette saison 95/96, début du dernier acte.